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dispendieuse conclut une trêve en 1373. La trêve étantexpirée, Charles V., qui au commencement de son règne,à peine pouvait rassembler douze cents hommes, metcinq armées en campagne, qui portent la terreur en di-vers endroits, sans cependant pouvoir empêcher quepar la perfidie du roi de Navarre et du duc do Bretagneles Anglais ne soient mis en possession de Cherbourget de Brest.
Les querelles avec Montfort, duc de Bretagne, attirenten France en 1379 une nouvelle armée anglaise Char-les V. se propose de ne pas s’écarter d’un système deguerre que la prudence lui avait inspiré. La mort l’en-leva en 1 380.
Charles VI. n’était que dans sa douzième année lors-qu’il monta sur le trône. Sous une minorité très ora-geuse la guerre continua avec l’Angleterre. Elle se ter-mina en 1381 par la soumission de la Bretagne. Jeanne,reine de Naples, adopta le duc d’Anjou, oncle du roi.Charles de Durazzo lui conteste les droits do succession.L’on accorde au duc une armée, à la tête de laquelle ilpart pour soutenir ses prétentions. Il périt dans cetteexpédition malheureuse avec la plus grande partie destroupes qui l’avaient accompagné. Les Flamands soutenuspar les Anglais se révoltent contre leur comte qui ré-clame les secours de Charles VI. Les sujets séditieuxsont défaits et remis sous l’obéissance à la bataille deRosbec. La résolution est prise d’attaquer l’Angleterre.En 1 38G un armement formidable de quinze cent vais-seaux destinés au transport de cent mille hommes seforme au port de l’Ecluse. Le duc de Berri, devant ac-compagner le roi et n’arrivant que lorsque la saison ne