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un parti dans le pays, tombe sur les Français dispersés,les chasse et rentre à Milan. Une nouvelle armée seprésente. Ludovic est pris et mené en France. Ayantrétabli ses affaires de ce côté, Louis XII. crut pouvoirprocéder à la conquête de Naples, dont il propose lepartage à Ferdinand le catholique. Frédéric, roi de Na-ples, ne pouvant pas résister à ses agresseurs demandeun asile en France. La dissention se met entre les vain-queurs. Gonzalve, surnommé le grand Capitaine, bat lesFrançais à Cérignoles et les chasse entièrement. Unetroisième armée française, plus nombreuse que les pré-cédentes n’avaient été, passe en Italie, et est encore dé-faite par Gonzalve au passage du Garillan. Jules II.,pontif ambitieux désirant d’ajouter la Romagne aux étatsde l’église, engagea l’empereur Maximilien, le roi deFrance et celui d’Espagne à s’unir à lui contre les Véni-tiens. La ligue de Cambrai est formée Louis XII. paraîtà la tête d’une armée formidable. Les Vénitiens battusprès d’Âignadel perdent la plupart de leurs places. Con-tent de la conquête, qu’il avait ambitionné de faire, Juless’accommode avec les Vénitiens, détache les Suisses del’alliance française et donne à Ferdinand l’investiturepleine et entière du royaume de Naples. Indigné de laconduite du pape le roi lui déclare la guerre. Jules metle siège devant Mirandole et la prend. L’invasion desSuisses dans le Milanès, jointe à la défection de Maximi-lien, ôtent aux Français les avantages, qu’ils auraient putirer d’une victoire remportée près de Ravenne. Louisest obligé d’évacuer le Milanès, et par une suite d’entre-prises manquées le théâtre de la guerre est transférédans l’intérieur du royaume. Ferdinand enlève la Na-