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et M. de la Valette avec quatre bataillons et onze esca-drons à Condé, afin d’empécher les ennemis de pénétrerentre la Sainbre et l’Escaut. Ces troupes devaient mar-cher promptement au secours de M. le maréchal d’Hu-mières, s’il en avait besoin. De son côté M. le maréchald’Humiëres eut ordre de veiller aux mouvemens queferait M. de Castanaga, et de s’approcher de Condé àmesure, que les troupes d’Espagne s’approcheraient deBruxelles. Ayant pourvu aux dits détachemens M. deLuxembourg eut encore à disposer de 40 bataillons etde 80 escadrons. L’armée de M. de Waldeck, entreWavre et Louvain, était de 32,000 hommes. L’électeurde Brandebourg devait mener en campagne dix à onzemille hommes, l’évéque de Liège huit mille. Le maré-chal se proposa de combattre M. de Waldeck, avantqu’il pourrait être joint par les troupes de Brandebourget de Liège.
Informé que M. de Waldeck campait à Rêves, quele 25 il devait arriver au Piéton, le général françaisquitte le 22 Juin le camp de Poméreuil, pour se rendreà Quevi. Il passe le 23 la Sambre et campe à Jumont,où il est joint par les troupes de M. de Gournai. Le26 il est à Boussu près de Walcourt, le 27 à Gerpines,où le 28 M. de Rubantel lui amène le détachement del’armée de M. de Boufflers. Le 29 l’armée françaisemarche à Ham sur Sambre. Le prince de Waldeck,s’étant avancé jusqu’à Trazegnies, se remet en marchele 29 pour prendre position près de Fleurus entre Hep-pinie et Vangenie. Le 30 Juin l’armée française avaitpassé entièrement la Sambre près de Jemappe et Aveloientre deux places espagnoles, Namur et Charleroi,