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du Rhin dut détacher des troupes pour renforcer les dé-bris de l'armée d’Italie retirée en Provence. Villars luimême reçut l’ordre de se rendre en Savoie pour y ré-organiser les troupes françaises restées dans ce pays.Le général Merci commandant une division de l’arméeimpériale avait concerté avec le duc de Savoie en 1709une entreprise sur la Franche-Comté. Cette entrepriseéchoua par les bonnes mesures du comte de Bourg re-poussant les Autrichiens près de Bâle.
En Flandre, où les places espagnoles étaient à con-server, la guerre commença en 1702. L’on y opposale duc de Bourgogne, dirigé par le maréchal de Bouff-lers, au duc de Marlborough commandant une arméecomposée d’Anglais, de Hollandais, de Brandebourgeoiset d’autres troupes. Le général anglais faisant reculerpar tout les Français s’empara de Venloo, de Rure-monde et de Liège. Le duc de Bourgogne retournantà Versailles abandonna au maréchal de Boufflers le plai-sir d’admirer la supériorité stratégique du duc de Marl-borough. En 1703 Louis XIV. mit le maréchal de Ville-roi à la tête de l’armée de Flandre. Le nouveau généralne sut pas empêcher son adversaire habile de prendreHui, Limbourg, Bonn, et de se rendre maître de toutle bas-Rhin. En 1704, lorsque Marlborough lui avaitdérobé sa marche pour joindre le prince Eugène prèsde Hochstet, Villeroi ne profita pas de son absencepour remporter des avantages sur l’armée ennemie, qu’ilavait en tête, et qui pour quelque temps était diminuéeconsidérablement.
A la tête d’une armée de quatre-vingt mille hommesVilleroi s’imagina pouvoir accepter en 1706 la bataille,
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