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céder sa couronne à l’électeur de Saxe soutenu par lesarmes de Russie et d’Autriche. Louis XV., offensé d’unaffront fait au père de la reine, résolut d’en tirer ven-geance. II se ligue avec les rois d’Espagne et de Sar-daigne contre l’empereur Charles VI. En Allemagne lemaréchal de Bervic commandant l’armée du Rhin assiègeet prend Philippsbourg. En Italie le maréchal de Villars,déclaré généralissime des armées, française, espagnole• et piémontaise, termina par la conquête de Milan sacarrière glorieuse. Le maréchal de Coigni, son succes-seur, remporta sur les impériaux deux victoires près deParme et de Guastalla. Les impériaux sont entièrementchassés d’Italie par le maréchal de Noailles. Le comtede Montémar, commandant les Espagnols, avait rem-porté à Bitonto une victoire qui fut suivie de la con-quête des royaumes de Naples et de Sicile. Le traitéde Vienne, signé préliminairement en 1736 et définitive-ment en 1738, donne à don Carlos Naples et la Sicile;au roi de Sardaigne le Novarais et le Tortonais ; au ducde Lorraine, gendre de l’empereur, l’expectative dela Toscane ; au roi Stanislas le Barrois et la Lorraine,pour être réunis, après sa mort, à la couronne deFrance.
Pour assurer à sa fille un héritage tranquille, l’em-pereur Charles VI. l’avait fait garantir par la pragmati-que sanction. Frédéric le grand ayant envahi la Silésie,presque tous les garans prirent successivement les armescontre la princesse, dont ils avaient solennellement pro-mis de respecter les droits. L’électeur de Bavière, àqui on destinait la couronne impériale, lait des préten-tions au royaume de Bohême. Pour le mettre en état