PRÉFACE DC TRADUCTEUR. Üj
gement sain sur les faits qu’une observation scrupuleuseet soutenue a mis en évidence. On voit que l’auteur s’estconsacré spécialement à cette partie des sciences militaireset qu’il la cultive avec succès.
Je ne puis parler du mérite de cet ouvrage , sans faire re-marquer les avantages que quelques puissances étrangèresretirent de la disposition qu’elles ont adoptée, de maintenirdans le service du matériel de l’artillerie les officiers quifont preuve de capacité particulière pour ce service. Il seforme ainsi, dans les divers établissemens de l’arme, des su-jets trés-versés dans tous les détails des travaux qui s’y exé-cutent et qui deviennent aptes à remplir toutes les fonctionsqui s’y rapportent, capables de diriger plus tard ces éta-blissemens et de leur faire faire des progrès importans.Cette méthode a l’inconvénient de laisser les officiers dupersonnel, étrangers à ces travaux et de séparer pour ainsidire, comme cela a lieu en Autriche, un même corps en deuxfractions qui n’ont que des rapports éloignés. Mais d’un au-tre côté l’état y gagne, car il profite des lumières et de l’ex-périence des uns, et de n’avoir pas à faire l’éducation d’ungrand nombre d’autres, qui n’auront jamais l’occasion detirer parti de ce genre de connaissances.
En France l’on a cherché à éviter ces inconvéniens, enfaisant, autant que possible, passer tous les jeunes officiersdans les établissemens du matériel. Là leurs dispositions na-turelles se développent et ils retrouvent, en rentrant ensuitedans la spécialité qui leur est propre, l’occasion de déployerleurs facultés et de rendre de véritables services à l’état. Cedernier système parait préférable, car le choix s’exerce surun plus grand nombre de sujets, et tous peuvent acquérirdes connaissances suffisantes sur chaque partie du service.
En secondant avec discernement les dispositions natu-