l4 FABRICATION ET DURÉ F.
En Suède , le baron Geer, 116 dans les Pays-Bas, fit établir lespremières fonderies de ce genre en 1640.
S’il est vrai que, dès i 63 o, Gustave-Adolphe introduisit dansson armée des canons légers de 4 en fer' en remplacement deceux fabriqués en cuivre, qui dès-lors ont été supprimés , ildevait donc déjà y exister des fonderies de canons ^i).
Quant à l’époque où les premières bouches à feu eu fer ontété coulées en Allemagne , on ne peut la connaître d’une ma-nière précise. Cependant d’après un mémoire qui 11e manquepas d’authenticité, on a dû en couler à Erfurt dès 1077 el: en Si -lésie dès i 47 °- O* 1 -voit à Berlin un mortier saxon en fer del’année i 5 q 4 - On trouve encore dans le château , qui existe sui-tes hauteurs de Tœplitz , les fragmeus d’un canon en fer por-tant la date de 1625. Enfin l’on coula des pièces à Ilarz en 1626eteuPrusseen 1667.
Les canons en fer coulé n’ont jamais été regardés commed’un usage aussi sûr que ceux en bronze. Saint - Ilemy ,édition de 1690, dit : « On coule aussi des canons en fer; mais ils» sont d’une fabrication difficile à cause de la mauvaise qua-» lité de ce métal. En outre la rouille les ronge, les détériore» et augmente le diamètre du calibre. » Cependant les bouchesà feu fondues à St-Gervais , en Dauphiné , furent reconnuestrès-bonnes , et on en commanda pour armer quelques placessituées dans les montagnes et sur les côtes. Ces canons pesaientde 193 à 322 fois leur boulet de fer.
On éprouva 90 pièces de celte commande de la même ma-nière que les pièces en bronze, et elles résistèrent.
On fit couler ensuite dans le Périgord 3 oo pièces de 12, 8 et
(1) Rien ne prouve que les canons légers de 4 de Guslave-Adolphe fussent en fer couléplutôt qu’on fer forgé. Cette dernière supposition est plus probable.