DES BOUCIIES A FEU. 85
du bronze pour la fabrication des canons de gros calibres, siDussaussoy dans une note remise en 1820 à l’inspecteur desfonderies de France n’eut pas fait connaître que ces expériencesfurent confiées à des artilleurs qui y apportèrent peu d’exac-titude.
Vers le même temps il s’éleva en France des plaintes nom-breuses sur la faible résistance des bouches à feu coulées àDouay, par Beranger. Poitvin qui avait dirigé la fonderie de.Vienne y fut appelé comme directeur, et l’on éprouva en 178aquelques-unes des bouches à feu de sa fabrication qui résistèrenttrois fois autant que celles éprouvées en 1 ^ 65 . Mais il est àremarquer que dans cette épreuve on avait tiré avec boulet en-saboté, tandis qu’auparavaut on avait tiré à boulet roulant. Onne regarda donc pas cette épreuve comme suffisante et l’onfit une nouvelle commande à Poitvin de bouches à feu pourêtre comparées à celles de Béranger. Ce qui eut lieu à Douayen 1786sous la présidence de Thibonteau Gomer et Desahnont.L’on consomma dans cette épreuve cent-vingt mille livres depoudre , trente-huit mille livres de projectiles, et l’on n’obtintrien de concluant.
Les résultats qui ont été publiés plusieurs fois en sont con-nus, nous allons néanmoins les présenter ici; mais avec laplus grande brièveté possible.