DES BOUCITES A FEU.
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lient, au contraire, dans son Aide-Mémoire, que la France nepossède aucun canon de 2 {, qui puisse supporter le tir de 200coups, et aucun de 16, qui puisse suffire à un siège de il\ jours.
Cela est confirmé par le Journal des Sciences Militaires, n° XIII,§. III, où l’on voit que les canons de 16 et de 24 en bronze ,se trouvent souvent détériorés après 5o coups et qu’ils peuventrarement servir après en avoir tiré 5oo ( 1 ). Aussi l’on est géné-ralement mécontent des bouches à feu en bronze, ainsi quenous l’avons déjà dit, puisqu’elles ne peuvent supporter lanouvelle poudre (■>). D’après les expériences de 1817, quelquescoups tirés à la charge de campagne suffisent pour faire éclaterdes pièces, ou au moins pour les gercer ou dilater au point deles rendre hors de service.
En 1819, un canon de 8 éclata et tua un canonnier.
Trois autres canons de 8, examinés après le tir, firent voir descrevasses et des refoulemens considérables. Ils furent remplacéspar quatre nouveaux canons du même calibre, qui furent misdans le même état après quelques coups. Ceux-ci remplacés denouveau, présentèrent le meme phénomène. Dans trois ouquatre écoles, trois nouveaux canons de i2et douze de 8, coulésà Strasbourg, furent dégradés la plupart après un très petitnombre de coups; deux canons de 8, par exemple, après 7coups et même un de ce calibre après 5 coups seulement.Un canon de 24 résista à 24 coups; huit canons de 8, coulés àDouai, eurent des refoulemens de 22 points après avoir tiréfi coups.
(1) Sans doute les bouches a feu on bronze, surtout celles de gros calibre laissent beaucouph désirer, mais les canons de 16 et même de 2A que l'on coule actuellement , résistent autir de 12 à 1500 coups, et même h celui de 2000 quand on les emploie avec précaution.
{ Note de l’auteur. ]
(2) C’est-à-dire que l’on n'a pas encore trouvé le moyen de la leur faire supporter.
[Noie élit, traducteur. J