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Expériences sur la fabrication et durée des bouches à feu en fer et en bronze / recueillies et mises en ordre par Moritz Meyer ; traduit de l'allemand et augmenté d'un grand nombre de notes relatives à cet art en général, et terminé par un résumé des expériences de 1785 à 1813 par Ravichio de Péretsdorf
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DES BOUCHES A FEU.

bourrelet placé en avant de la volée, et peut-être aussi de chan-ger la forme du cul-de-lampe en demi-sphère , afin de suppri-mer larrêt tranchant de la plate-bande , et enfin de donner à lapièce un diamètre allant insensiblement en diminuant vers lavolée.

Des épreuves faites en Prusse avec des canons de 12, ontprouvé que les moulures et ressauts de métal sont nuisibles à larésistance des pièces, lorsque leur élasticité nest point suffi-sante. Un de ces canons éclata dans un tir soutenu, après unpetit nombre de coups tirés avec la charge de 5 /i 2 du poids duboulet, et déjà vers le milieu du tir le bouton sétait détaché,quoique la pièce neût manifesté extérieurement aucune dégra-dation. Il est probable quici la force de cohésion 11a été dé-truite que par les vibrations du métal. Cet effet destructeurauraagi également sur les parties saillantes de la culasse aux tou-rillons , et partout la vibration naura pu avoir son essor.

Une deuxième considération encore plus importante, est laplus grande force de la poudre de guerre daujourdhui, qui agitplus puissamment pour la destruction de la pièce que pour chas-ser le projectile.

Nos plus nouvelles bouches à feu ont incontestablement plusde ténacité que les anciennes : quelques essais et la seule ins-pection de la cassure des dernières, qui est presque noirâtre , etqui noffre que des soufflures grossières, le prouve suffisam-ment; aussi lon manifeste généralement le désir de voir re-fondre les anciens canons , lors même quils ne présentent au-cune trace de dégradations provenant de la rouille. Néanmoinsles chroniques anciennes ne font aucune mention de ces acci-dens malheureux si fréquens aujourdhui avec des canons enfer. Sans lexplication que nous venons de donner sur la forcede la poudre, ce phénomène serait tout-à-lait incompréhcnsi-