122 FABRICATION et durée
facilement se consommer par le feu , et qu’alors le fer devientplus pur; mais il est prouvé qu’en général une fonte grise nedonne aucune bouche à feu de bonne qualité , et un fer truitén’est pas meilleur. Les Frauçais veulent un fer homogène. Cettedénomination ne conviendrait proprement à aucune fonte, carle fer même le plus gris ne l’est pas , au moins d’après sa struc-ture ; mais le fer truité est hétérogène dans sa couleur et danssa structure. Cependant j’ai vu des bouches à feu françaises en-tièrement semblables à celles de Suède, qui étaient d’un fertruité, et que des olïiciers frauçais déclaraient être homogènes.Par contre, le procès-verbal des épreuves faites à La Fère avecdes pièces suédoises, attribue leur explosion soudaine à la na-ture de la fonte , qui est peu homogène-, et certainement parcette expression on a entendu truiièe (1). Aussi M. Iloche dit ,dans le Bulletin des sciences militaires , janvier 1819, que les bou-ches à feu ne devraient être ni d’un fer blanc ni d’un fer truité.Nous 11e devons donc pas rechercher ce que les fondeurs fran-çais entendent par homogène.
Les bouches à feu anglaises fabriquées avec des gueuses en ferde coke sont plus chargées en couleur que celles fabriquéesavec du fer de charbon de bois. On connaît encore trop peu surle continent le traitement du fer au coke pour la fabrication desbouches à feu, pour que nous osions affirmer si ce combustiblelui est favorable ou non.
J’ai eu la meilleure occasion , dans les mines de Suède , di-tes Hutten (2), d’étudier les signes qui dénotent le meilleur ferpour bouches à feu.
(1) Ce» renseignemens manquent certainement d’exaelitude.
{Note du traducteur. )
t2) Espèces de hangards en charpente établis dan» les montagnes où Ton exploitelétaux. f.iulcur.J