DES bouches a feu
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on ne tient pas pour bonne la fonte qui est restée longtempsen fusion. Si le fourneau n’a qu’un seul courant que l’on doivecouler d’une manière inattendue, et que la masse de fonte qu’ilcontient ne soit pas suffisante pour le moule d’une bouche àfeu , on bouche avec de la terre, et on laisse aller le fourneaupendant trente heures.
On a maintes fois éprouvé en Suède que les bouches à feucoulées dans les commeneemens de la mise en activité des four-neaux dans les quinze premiers jours, ne soutiennent pas lesépreuves, ce qui s’explique facilement; car dans ce période detemps l’on obtient toujours de la fonte grise. Cela provient dece qu’on place alors la mine sur la sole pour amener le fourneauà la température convenable. Cependant nous avons trouvédans plusieurs ouvrages qui traitent de la fonte des métaux, quedans bien des cas, l’on a coulé des bouches à feu trois joursaprès la première fonte ; mais cela n’a plus lieu aujourd’hui oùdes épreuves plus rigoureuses feraient éclater ces pièces d’unefonte d’ailleurs trop grise.
Quant au choix du minerai, de sa nature et de son grillage ,nous en avons déjà parlé plus haut. Il est concassé en morceauxet non en poussière, parce que l’on a remarqué que la fonte ,dans ce cas , devient plus tendre.
On ajoute au minerai des caffuts ou de la fonte casséeen morceaux , afin d’avoir toujours à-la-fois , autant que pos-sible, la quantité de fonte nécessaire. On pense d’ailleurs, parce moyen , améliorer la qualité du fer. Cette addition de fonteva souvent jusqu’à 10 p. 100 du minerai. Lorsque dans le coursd’une fonte de marchandises ordinaires, on veut couler des piè-ces , on cherche dans le hangar de l’usine où se trouvent lesvieilles fontes , celles qui sont destinées à cet usage. Dans l’une