DES BOUCHES A FEU.
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prouvé clans le moulage en terre. M. Dussaussoy a exprimépour le bronze ce que nous avons annoncé plus haut à ce sujetpour le fer, que les barres d’épreuve résistent d’autant plusque le coulage a été fait plus chaud. C’est par cette raison queX l’on ne conseille point de ralentir le feu dans le but de diminuerle déchet qui est de peu de chose plus fort. Les fondeurs fran-çais avaient obtenu i3 pour cent de déchet pendant la périodede leurs plus brillans succès. Plus tard on ne leur a accordéque 61/2 et même pendant longtemps seulement 4 (aujourd’huiils en ont 5 ). Les hommes expérimentés attribuent à cettecirconstance l’infériorité des nouvelles bouches à feu fran-çaises (i ).
Dans les fours ordinaires où l’on fond le bronze, on ne par-vient jamais à la température que l’on peut donner au fer dansles fours à réverbère; il n’arrive jamais qu’à la chaleur rouge ;si on le tient longtemps à cette température il brûle fortementen prenant la couleur vert d’eau : les fondeurs le considèrentcomme propre à être jeté dans les moules , quand les scoriescoulent comme de l’eau et que la surface du bain forme unmiroir parfait ; des barres de fer tenues au-dessus, s’y réfléchis-sent parfaitement.
On met beaucoup d’importance pour le moment de mise del’étain. Chaque fondeur a sa pratique, et il n’y a encore riende bien certain à cet égard. Cependant comme l’on doit brasserfortement en mettant l’étain qui refroidit toujours un peule bain, on doit encore, après cette opération, donner une très-forle chauffe. Il est vraisemblable qu’il serait avantageux de
(1) L’expérience a fait reconnaître qu’en exploitant bien les scories et les terres demoules, le déchet était toujours au-dessous de 5 pour 100, quelque soit la durée de lafonte et le degré de chaleur du métal pour la coulée.
(Noie du traducteur, J