DES BOUCHES A FEU.
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NOTE ANNONCÉE A I.A PAGE 58.
Extrait de la séance du 16 décembre i833, de l’Académie royale dessciences à Paris.
« Nous.n'avons point parlé d’une communication intéressante,faite par M. Dumas , dans l’une des dernières séances, sur l’em-ploi de l’air chaud comme moyen d’évaporation pour les raffi-neries du sucre, distilleries, etc. Ce sujet est trop importantpour que nous n’y revenions pas avec quelque détail.
» L’emploi de l’air chaud dans la fonte du fer est un fait ca-pital qui fixe en ce moment l’attention des savans, des fabri-cans et des économistes ; l’avenir de l’industrie étant pour ainsidire lié tout entier à la fabrication du fer. La prise de cette ma-tière première indispensable, qui doit un jour, avec la vapeur,changer la face du globe, estl’objet des méditations des hommesd’état de tous les pays. Rien ne peut donc nous intéresserdavantage que de suivre les progrès et les perfectionnemensd’un art dont tous les antres dépendent plus ou moins. Or,parmi les nouveaux perfectionnemens apportés à cet art, il n’enest pas qui promette des résultats plus avantageux que l’emploide l’air chaud au lieu de l’air froid pour souffler les hauts four-neaux. Cet ingénieux procédé ne se borne pas d’ailleurs à lafabrication du fer, comme on le verra par la communication deM. Dumas, dont nous venons de parler. C’est une idée qui, parles essais tentés jusqu’à ce jour, paraît devoir être féconde pourun grand nombre d’industries.
» Pour ce qui concerne le fer, nous allons puiser des rensei-gnemens précieux dans un ouvrage dont nous avons dernière-ment présenté une analyse assez étendue. Voici ce que dit à ce