1 68 FABRICATION ET DURÉE
» densée, il se dilate immédiatement et enlève de la chaleur» aux corps environnans.
» Indépendamment de cette dilatation, cet air étant lui-méine» à une température peu élevée, a besoin d’une certaine chaleur» pour acquérir la température des matières brûlantes qu’il» doit toucher immédiatement.
» L’oxigène venant en contact avec les matières à l’état» d’ignition dans le haut fourneau, s’unit avec elles en leur» communiquant une grande portion de sa chaleur latente, et» formant des combinaisons qui ont une chaleur spécifique» moindre que les matières séparées qui les constituent; les» autres restent sous la forme de scories fondues et flottantes à» la surface du fer liquéfié par la chaleur .dégagées de ces diverses» combinaisons. Les effets de l’azote se bornent aux deux pre-» miers. L’azote ne paraît former aucune combinaison et ne» contribue en aucune manière à l’augmentation de la» chaleur.
» Ainsi la méthode d’échauffer l’air avant de le jeter dans le» haut fourneau, économise toute la chaleur que le combus-» tible doit fournir pour élever jusqu’à 3i6 degrés centigrades» la température de cet air semblable à celle de l’air extérieur,» et elle a pour effet direct de rendre le feu plus intense, de» faciliter la fusion des scories vitreuses, et de leur donner peut-» être aussi plus d’efficacité pour décomposer le minerai de fer.» Si la quantité de combustible nécessaire pour échauffer l’air» avant son introduction, était ajoutée à celle que contient le» haut fourneau, elle ne ferait que prolonger la durée de sa» chaleur, sans augmenter son intensité.
» L’introduction dans le haut fourneau de celte quantité d’air» est complètement inutileet même contraire à la fusion dumine-». rai,puisqu’elle refroidit le haut fourneau au lieu del’échauffer,