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SOUVENIRS DE DEUX ÉTÉS
difficultés, elles tournent bientôt en autant decharmes. Quoi de plus intéressant que de calculerson itinéraire sur la foi de la carte et de la bous-sole; de plus attrayant que de se lancer à l’aven-ture dans quelque repli solitaire et ignoré deshautes Alpes ; de s’y chercher un abri et desmoyens de subsistance! Quoi de plus délicieux,enfin, qu’un bivouac à la montagne !
Encore faut-il se proposer un but, et la questionpeut devenir sérieuse ici, où le mieux serait den’en point avoir. Bien des gens croiraient n’avoirpas joui des Alpes , et n’avoir pas fait une coursede montagne, s’ils n’ont atteint un sommet quel-conque, et un sommet en réputation. J’avoue qu’ilsera difficile de les contenter. En effet, si l’on partde Salanfe, qui est la principale station alpestredu versant S.-E., il n’y a d’autre ascension facileque celle de la plus haute dent du Midi. Le Luisinest moins commode* et d’ailleurs inconnu; le Sa-lentin est à peu près dans le même cas ; reste laTour-Salière qui est une ascension très sérieuse,et les six autres pointes de la Dent-du-Midi, dontla moindre est une sorte de Cervin .
Ceux donc qui tiennent absolument à remportergravé sur leur bâton le nom d’une cime auraient
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tort de venir à Salanfe. Le pâturage et les ruis-
* Inexact. (Note de l’auteur.)