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SOUVENIRS DE DEUX ÉTÉS
être, et penché vers la tombe, je préférerai cesheures mélancoliques du soir, ces adieux du jourqui s’éteint; jeune encore, j’aime mieux les loin-tains horizons resplendissants de pureté matinale,et le soleil levant qui donne l’espoir d’un beaujour.
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Vue de notre belvédère, la Cime de l’Estsemble une paroi en partie abrupte, ou forméede gigantesques gradins. La ligne de son arête estloin d’être aussi douce qu’elle le paraît de Vevey ou de Montreux . Partant de la base de la secondedent, elle s’élève de plus en plus hardie et sca-breuse, interrompue en deux endroits par deuxprofondes hachures auxquelles correspondent descouloirs; en approchant de la cime, elle s’adoucitet devient indécise, en sorte que du glacier on nesait guère où placer le point culminant du tra-pèze qui forme le sommet.
Correspondant dans son mouvement inverse àla ligne de faîte, celle du glacier va plongeant deplus en plus vers la vallée du Rhône, en sorteque, de la cime à l’extrémité du glacier, le préci-pice, formé de parois vives, coupées de largesvires inclinées, mesure peut-être 500 mètres.
Du bord du glacier, pour gagner l’arête, il faut