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aisément qu’à la montée; la dernière paroi desRochers-Rouges surtout fut franchie en quelquessecondes. En approchant de l’Epaule, nous vîmesde loin notre sac que nous y avions déposé : nousétions sauvés! Le reste n’était qu’amusement auprix de ce que nous venions de passer; la chutedes pierres était seule à redouter.
Nos provisions furent bientôt achevées et notredernière bouteille vidée; il fallait se hâter pourarriver à Zermatt le même soir.
Les couloirs, les cheminées et les vires, jusqu’àla cabane, sont un véritable dédale ; impossiblede s’y reconnaître après une seule ascension. Dansla crainte des pierres, Knubel se retournait aumoindre bruit qui partait des hauteurs. Enfin nousatteignîmes l’endroit où j’avais laissé ma hache ;la cabane n’était pas loin; à quatre heures nousen touchions le seuil.
Heureux retour! je saluais avec une joie et unereconnaissance croissantes chacune de nos haltesde la montée qui nous rapprochait des lieuxsûrs.
Nous fîmes encore un peu de cuisine, puisayant tout remis en ordre dans la hutte, Knubelen ferma la porte et nous partîmes. La descentede tous ces rochers commençait à devenir mono-tone pour nos jambes un peu rompues. Il y a