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tent que ce ne sont plus seulement des fideles qui s’ysont abrités. Les vrais guides, comme les vrais grim-peurs, respectent trop ces sévères montagnes pourmettre et laisser dans un pareil état un refuge du Club alpin .
De la cabane au glacier de Furggen, le sentier estde mieux en mieux marqué. Il le sera chaque annéedavantage, car les ascensions au Cervin , aussi fré-quentes que celles du Mont-Rose lui-même, se fontpresque chaque jour de beau temps. L’année dernière,dix-sept personnes y sont montées le même jour.
On entend souvent exprimer la crainte que cettevulgarisation du Cervin ne cause tôt ou tard une catas-trophe. Il se pourrait fort bien que l’événement nevérifiât pas de longtemps ces appréhensions. Sauf ledanger des pierres, qu’on peut rarement prévoir maisauquel on peut très souvent échapper, le Cervin estune montagne très sûre ; les rochers y sont assez bons ;partout les guides peuvent y prendre des positions trèssolides, et avec tant soit peu de prudence, sont cer-tains de retenir un touriste qui viendrait à glisser.L’événement l’a prouvé, à ma connaissance, au moinstrois fois *. Au passage de la Glissade, celui de l’acci-dent Whymper , avec deux bons guides et une corde de150pieds, on est en toute sûreté. Peu de montagnesdifficiles se prêtent aussi commodément à l’exploita-tion.
Il est donc fort probable que le Cervin deviendrade plus en plus à la mode, et que les moins habilesl’escaladeront bien souvent avec succès. Une ascension
* On sait assez aujourd’hui que les malheureux qui ont péridans la première ascension avaient négligé des précautions im-portantes.