de la Prusse pour 12° et de la Russie pour 3g 0 ,jusqu’aux limites orientales de ce vaste empire.Aujourd’hui, les calculs ont été menés à bonnefin, et nous en aurons bientôt les importantsrésultats. D’autre part, la méridienne de France ,prolongée au nord par les Anglais jusqu’auxdernières îles britanniques , au sud par les Es-pagnols jusqu’aux bords de la Méditerranée,n’avait que cette mer à franchir pour se relierà nos triangulations algériennes et de là pousserjusqu’au Sahara . 11 est vrai que c’était une bienétonnante entreprise que de viser, des hauts som-mets d’une sierra espagnole, les stations établiessur les montagnes du littoral africain, à une dis-tance de 65 lieues. Il fallut recourir à la lu-mière électrique, seule capable de rendre lessignaux visibles, et, pour produire cette élec-tricité au sommet du Mulhacen, par exemple,les Espagnols durent hisser à 348o m d’altitudela machine à vapeur, l’eau et le charbon des-tinés à actionner une puissante machine électro-dynamique. Je me rappelle l’émotion qui s’em-para de l’assemblée lorsque, dans une séancede l’Association géodésique, session de 1879,j’annonçai, on l’absence et au nom du colonelPerrier, que l’œuvre entreprise en communpar les officiers espagnols et les officiers fran çais du Dépôt de la Guerre avait pleinementréussi.
Mais d’autres événements finirent par dé-montrer que l’œuvre de l’Association, glorieuse-ment fondée par le général Baever , ne pouvait