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mas, et par M. Warren de la Rue Rivabelloza, à desstations distantes entre elles de 9 m de temps, et sur lacirconstance que la zone, où les protubérances les pluslongues et les plus variées se sont montrées, correspondà la zone des taches du soleil; enfin il remarque qu’il n’apas pu produire les protubérances artificiellement.
M. LeVerrier s’exprime ainsi : « Quant aux appendicesrougeâtres, on ne saurait s’en rendre compte par les seuleslois de la diffraction; mais comme ils s’étendent beaucoupmoins que l’auréole, comme leur distribution ne laisseapercevoir aucune relation connue avec la configurationdu profil de la lune, on n’a véritablement aucune raisonde leur contester une existence réelle. Laissons donc jus-qu’à plus ample examen les protubérances au soleil, l'au-réole au pur espace où la diffraction s’opère. »
M. Petit, sans oser formuler une conclusion nettementtranchée, croit pouvoir dire néanmoins qu’il lui paraîtpossible de rattacher assez convenablement les protubé-rances observées à la présence de certaines taches sur lemême contour.
M. Warren de la Rue s’appuie sur le contour intérieurtrès-irrégulier de quelques protubérances, trop irrégulierpour qu’on pùt l’attribuer à des montagnes vues en profilsur le bord de la lune, et surtout sur la protubérancecomplètement détachée de la lune. Quant à cette derniè-re, il faut rappeler que l’hypothèse optique l’explique ensupposant qu’on ne voit sa partie inférieure que parcequ’elle aurait une couleur blanchâtre qui se confondraitavec celle de la couronne.
M. Gautier enfin donne comme premier argument puis-sant pour la réalité des protubérances, leur apparition enbeaucoup plus grande abondance dans les régions tout-à-fail voisines du bord du soleil, et ensuite l’apparencemême, si nettement définie des protubérances, qu’elle nepeut dériver que d’un objet réel et matériel.