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jusqu’alors. C’est ce que Àiry fit en montrant que lesinégalités ordinaires du terrain suffisent pour dévier laligne d’aplomb sensiblement, et que par conséquent ilfaudrait remplacer la surface des mers, à laquelle onavait réduit jusqu’alors toutes les mesures, par uneautre surface géométrique de la terre, indépendantede ces influences locales. Àiry montrait qu’en nivelantsoigneusement le terrain environnant les extrémités desarcs mesurés, on pourrait arriver à déterminer la dé-viation produite sur la. direction de la ligne d’aplombpar les inégalités ordinaires du terrain, et à réduireainsi les latitudes observées aux latitudes géodésiques.Mais d’après lui, il serait impossible de faire autantpour l’influence des grandes et hautes montagnes, dontl’attraction peut être quelquefois zéro , quelquefoismême négative, à cause de leurs parties pour ainsi diresubmergées, avec lesquelles il faut, d’après Airy, sefigurer ces montagnes plonger dans la masse liquide denotre planète, pour s’expliquer le maintien de l’équili-bre statique de l’écorce solide de la terre.
En partant de ces vues, M. de Schubert a repris sescalculs: il a cherché quel ellipsoïde de révolution onobtiendrait en employant dans les mesures de grandsarcs, seulement les points où l’on ne pouvait pas sup-poser d’attraction locale, (il laissait ainsi de côté lesmesures des Indes , à cause de lllimalaya). et aprèsavoir ainsi déterminé ta figure de la terre, M. de Schu-bert a recherché avec quelle exactitude elle représenteles autres petits arcs mesurés dans différentes parties dela terre. **
Sans pouvoir entrer dans les détails de ces calculslongs et compliqués, je me bornerai à vous communi-