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blissement toute la portion de notre territoire qui comprend les ré-gions du centre, du sud-ouest, du midi et de l’est ; il était donc naturelque le choix de l’administration pour une nouvelle école se fixât depréférence sur l’une des régions culturales de ces contrées.
Le groupe des montagnes du centre, qui embrasse dans sa cir-conscription toute la partie montagneuse du Puy-de-Dôme et les dé-partements entiers de la Haute-Loire, du Cantal, de l’Aveyron et dela Lozère, appelait surtout l’attention par la spécialité de sa culturepastorale et l’importance des résultats que son amélioration apporte-rait dans notre production agricole.
Ces considérations déterminèrent l’administration à créer danscette région la première école régionale nouvelle que la loi lui faisaitun devoir d’établir. Les conseils généraux des cinq départementsintéressés furent consultés,
1 0 Sur le choix du département où serait établie l’école régionale ;
2° Sur le choix du lieu ;
3° Sur la part contributive que chacun consentirait à prendre auxdépenses.
Le conseil de la Haute-Loire proposa la terre d’Alleret, sur sonterritoire, mais n’accorda aucune subvention.
Les départements de la Lozère, de l’Aveyron et du Puy-de-Dôme,en demandant la fondation de l’école, chacun sur son territoire, dé-signèrent subsidiairement le département du Cantal comme celuisur lequel, à cause de sa position centrale, ils désiraient que l’é-cole fût établie, dans le cas où ils ne pourraient l’obtenir chez eux.Du reste, aucun de ces départements ne vota de fonds pour sub-venir aux dépenses de l’école.
Le département du Cantal désigna la terre de Saint-Angeau et'ota 19,000 francs, en appuyant ce vote sur les considérants sui-vants :
i° Que la combinaison de la culture pastorale et de la culturecéréale constitue la circonstance la plus remarquable dans la régiondes montagnes du centre ;
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