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pour lequel une subvention avait été votée. Elle entra alors en arran-gement avec le propriétaire ; il s’ensuivit un bail passé entre cedernier et le ministre de l’agriculture, le i 3 octobre 1849.
Par ce bail, M. de Miramon afferme à l’Etat, pour y établir uneécole régionale d’agriculture, la terre de Saint-Angeau, d’une conte-nance totale de 899 hectares, composée d’un château avec ses dépen-dances et de cinq domaines. Cette terre comprend 728 hectares deterres, prés, bois, etc. sur les communes de Riom-ès-Montagne etde Collandre ; 57 hectares de bois taillis sur la commune de Menet ;120 hectares de terres, pâtures et bois, dans la commune d’Anti-gnac.
Sont exceptés du présent bail le château et quelques autres par-ties, ainsi qu’un petit bois de 4 hectares.
Les bois et plantations seront exploités ainsi que l’administrationle jugera convenable ; les arbres abattus seront sa propriété. Lesbois de haute futaie de la commune d’Antignac sont vendus à M. Vi-dan, qui devra avoir terminé la coupe et la vidange à la fin de1851.
Les améliorations qui auraient été faites à la fin du bail profi-teront aux bailleurs, qui ne seront tenus d’aucune indemnité.
Le fonds de bétail estimé par expert sera donné en jouissance àl’État, qui sera tenu de rendre, à la fin du bail, un fonds de cheptelde même nature.
Le mobilier mort se compose de fourrage, céréales, bois de lit,vaisseaux en fonte et en bois, chai’s, instruments et outils nécessairesà l’exploitation du domaine et répartis dans chacun d’eux, conformé-ment à l’état annexé au bail.
L’État prend les bâtiments dans leur état actuel, sans pouvoirdemander aucune réparation. Les frais d’appropriation et d’entretiensont à sa charge ; il peut modifier ces bâtiments, les abattre même,mais à condition de les remplacer par d’autres d’une valeur intrinsè-quement égale.
M. de Miramon s’engage à faire toutes les constructions indiquées