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Note relative aux propositions de M. Mathieu de Dombasle.
Une ferme exemplaire, destinée à offrir aux agriculteurs le modèle d’uneexploitation rurale perfectionnée, a été établie, il y a deux ans, dans lacommune de Roville, département de la Meurthe, sous la direction deM. Mathieu de Dombasle, l’un de nos agronomes praticiens les plus distin-gués. Un domaine convenable a été affermé à cet effet pour vingt années.L’état de la fortune de M. de Dombasle ne lui permettant pas de fairel’avance du capital nécessaire pour l’exploitation, une société de souscrip-teurs , en tête de laquelle se trouvé le nom de le dauphin, lui a fournile capital, évalué d’abord à 45 ,ooo francs, mais qui doit être porté à60,000 francs au moyen d’une souscription supplémentaire. La sommefournie doit être remboursée en dix payements égaux d’année en année,à partir de la cinquième de l’exploitation. En attendant, M. de Dombasleen payera l’intérêt aux actionnaires, à raison de 5 pour 0/0, dans la pro-portion de ce qui restera successivement à rembourser.
D’après les documents publiés jusqu’à ce jour, et particulièrement d’a-près le compte rendu à la société des actionnaires au mois de septembredernier, il paraît que le directeur de la ferme exemplaire de Rovillemarche déjà d’un pas assuré vers son but, et que cet établissement pro-met de remplir les vœux de ses fondateurs.
Toutefois M. de Dombasle ne se dissimule pas les grands désavantages,pour un établissement de ce genre, d’être placé sur un domaine apparte-nant à un tiers. Il résulte, en effet, de cette circonstance qu’on est dé-tourné d’y opérer des améliorations d’une certaine importance qui exigentdes avances assez fortes, et dont les effets doivent être durables, par laconsidération qu’à la fin du bail elles tourneraient en grande partie auprofit du propriétaire. Ainsi, pour approprier complètement le domaine deRoville à sa nouvelle destination, il serait nécessaire, suivant M. de Dom-basle, d’augmenter les bâtiments d’exploitation et de disposer d’une ma-nière plus convenable ceux qui existent. Il serait aussi extrêmement utilede diriger une partie de l’eau d’un canal voisin, pour être employée à desirrigations qui doubleraient la valeur des terres sur lesquelles on les diri-
Pagell (1).