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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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villes, et, sans diminuer les avantages actuels du producteur, abaisserautant quil se pourra le prix des matières premières, particulièrementcelui des substances alimentaires les plus indispensables.

Or, de tous les moyens propres à amener rapidement et sûrement lamé-lioration si désirable de lagriculture, un des plus certains, sans contredit,est la diffusion de ses véritables principes, la connaissance de ses procédésles plus avantageux, en un mot lenseignement professionnel de lindustrierurale. Aussi nos premières préoccupations ont-elles toutes été tournées dece côté; et, convaincu de la vérité de cette doctrine, nous nous empres-sons de soumettre à votre approbation éclairée un projet de loi qui, ànotre sens, doit, par son application successive, faire entrer rapidementnotre production agricole dans une voie de progrès et de notable perfec-tionnement.

En ce point, au reste, nous ninnovons pas, nous venons seulement vousproposer la réalisation dune idée qui a pris racine en France, depuis lejour il a été reconnu que lagriculture était le plus ferme soutien denotre prospérité. Si cette idée, appliquée à létranger, est restée chez nousà létat de germe, il faut en accuser lincurie des anciens Gouvernements,qui stimulaient outre mesure lindustrie manufacturière, et abandonnaientà elle-même, sans rien faire pour déterminer son progrès, lindustrie laplus vitale, la plus utile et la moins dangereuse , celle de la culture dusol.

Cependant, après le rétablissement de la paix générale, le mouvementagricole imprimé à lAllemagne par Thaër et par Schvverz, eut en France,grâce particulièrement à lillustre Mathieu de Dombasle, un grand reten-tissement; quelques tentatives isolées et particulières eurent lieu. Plus tard,le dernier Gouvernement, cédant enfin à limpulsion du dehors, aux insis-tances de la presse agricole et aux réclamations des cultivateurs, se décidaà entrer timidement, il est vrai, dans cette voie. Trois instituts agricoles,œuvres de lindustrie privée, Grignon, Grand-Jouan et La Saulsaie, reçu-rent des subventions sur le crédit des encouragements à lagriculture. Lins-pection dagriculture et quelques fermes-écoles furent fondées; se bornalaction fort incomplète du pouvoir déchu.

Mais la République, en ouvrant une ère de progrès et de brillant avenir,devait laisser bien loin ces essais imparfaits. Sous elle linstruction cessaitdêtre un privilège et devait être dispensée à chacun selon son intelligence