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Maintenant, quels sont ies rapports à intervenir entre l’administrationet la direction des fermes-écoles?
Le directeur rend compte au ministre et au préfet de la répartition desprimes et des motifs qui font guidé dans cette distribution. Sa nominationappartient au ministre. Il doit tenir sa comptabilité en partie double et cons-tamment à jour. Il publie tous les ans un compte rendu de l’exploitationet de l’école, des succès ou des revers de la culture, etc.
En outre, le directeur, en sa qualité d’exploitant, doit obtenir annuel-lement, après le laps de temps jugé nécessaire pour qu’il soit en roule-ment normal, un produit net au moins égal à celui des exploitations de lamême région, en tenant compte des circonstances différentes.
Si, au delà de l’époque indiquée plus haut, il résulte de l’inventaire quel’exploitation soit dans un état d’infériorité qui ne puisse être expliqué parquelques faits extraordinaires, le concours du Gouvernement peut lui êtreretiré.
Un jury d’admission et d’examen, composé du directeur et de quatre ousix membres étrangers désignés jusqu’à ce jour par le préfet, et nomméspar le ministre, est institué près de chaque ferme-école.
Les inspecteurs généraux de l’agriculture visitent chaque année les éta-blissements d’instruction agricole, examinent les apprentis ou élèves, etrendent compte au ministre, dans des rapports détaillés et uniformes, desrésultats de leur inspection.
On peut reconnaître, d’après cet exposé, que les fermes-écoles four-nissent, après un cours d’étude relativement complet, des sujets instruitsqui appliquent et répandent par l’exemple, dans les diverses localités où ilssont placés, les bonnes notions de culture.
Les populations rurales se trouveront donc, par l’extension de ce sys-tème , progressivement recrutées de bons agriculteurs, initiés aux meilleuresméthodes. On conçoit toute l’influence qu’ils exerceront sur la produc-tion agricole, par la substitution d’un travail intelligent et réellement lu-cratif, à une pratique souvent étroite et routinière.
En outre, les propriétaires qui cultivent leurs domaines par eux-mêmes,et dont l’influence peut être si grande sur le développement de notre agri-culture, trouveront, dans les élèves sortis des fermes-écoles, les auxiliaireshabiles qu’ils cherchent vainement aujourd’hui, et dont le manque absolules dégoûte souvent de la culture.