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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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Mais aussi combien y en a-t-il qui ne produisent aucun effet sérieuxdans le pays?

Pour ma part jai lhonneur dêtre président dun comice dagriculture.( On rit. )

Eh bien, voici un fait assez singulier : Dans un canton il y a vingt-quatre mille cultivateurs, je reçois en tout, pour encourager lagriculture,et pour lui donner sans doute un élan magnifique et national, je reçois100 francs, cest-à-dire, un demi centime par tête.

Vous comprenez que, si les choses devaient rester sur ce pied-, il seraitinutile davoir des comices agricoles et des sociétés dagriculture figurantau budget.

Un représentant. Sous la monarchie?

Le citoyen Hovyn-Tranchère. Sous la République il nen est pas encoreautrement.

Arrivons à lobjet tout spécial de cette discussion, â lenseignement agri-cole.

Le projet, tel quil vous*est présenté, répond-il à toutes les justes exi-gences? Je ne le pense pas. Il ne sort pas du département ministériel delagriculture, et jaurai voulu le voir pénétrer dans le département minis-,tériel de linstruction publique; je ne pense pas quil y soit prohibé àlentrée. Ainsi pourquoi ne pas lui avoir ouvert à deux battants les portesde vos collèges, les portes de vos lacultés, les portes de vos institutionsprimaires.

Je ne mets pas en doute l'excellence de léducation quenous recevonsdans les collèges ; après neuf ans de pensums, de prix dexcellence, nous ensommes tous sortis forts en versions et surtout forts en thèmes. Mais quesavions- nous de lagriculture? Pas un mot. Lépi de blé était un inconnupour nous, et nous ne connaissions la charrue que parles vers du douxVirgile.

Montons jusquau sommet de renseignement. 11 y a dans les facultés deschaires de zoologie, au collège de France, des chaires de sanscrit, etc. Ehbien, sont, le vous le demande, les chaires déconomie rurale? Nullepart, que je sache.

Les adversaires de ces idées ne manqueront pas sans doute de voir, lacréation dune foule de demi-savants agricoles qui viendront faire concur-