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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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la France dêtre éminemment agricole ; cest nécessaire et pour notre sécu-rité et pour le développement de notre industrie.

Je crois que cette révolution, qui a fait malheureusement beaucoupde mal, aura ce résultat immense dans lintérêt de lagriculture : cest queles grands propriétaires qui ne séjourneront plus dans les cours, puisquilny en aura plus, ni dans les grands centres de population qui tendent à sedissoudre, non pas par le fait de votre loi, mais parce que la populationtend à se disséminer sur le sol de la France; les grands propriétaires com-prendront que leur intérêt, lintérêt de leur influence doit être fondé surle séjour quils feront à la campagne; ils sentiront aussi quils ne peuventpas rester au-dessous de la population qui les entoure, et que le seulmoyen dacquérir cette influence sera de se mettre à la tête de lagricultureet den étudier les conditions.

Un membre. iront-ils étudier?

Le citoyen Laussat. Ils iront moins à lInstitut de Versailles que partoutailleurs.

Ils iront étudier, sils veulent faire un cours de chimie, à la faculté dessciences de Paris. Sils veulent faire un cours dhorticulture , ils ont, à Paris,des écoles dagriculture, au jardin des Plantes; ils iront puiser la scienceà sa véritable source, auprès de professeurs illustres.

Ce qui a manqué jusquici, cest le goût de létude; mais je dis que,même avec votre projet et malgré votre projet, vous ne pouvez faire quedans ce moment-ci vous ne manquiez de professeurs en dehors des écolesdes facultés des sciences; et, ne loubliez pas, lagriculture est la science detoutes les sciences.

Vous aurez beau créer à grands frais votre Institut agricole et peupler laFrance de professeurs, certainement vous ne viendrez pas à bout de popu-lariser vos fermes-écoles, pas plus que vos fermes régionales, par la raisonque la science ne donnera pas le capital qui manque à l'agriculture.

Je conclus contre tout le projet. (Très-bien! très-bien!)

Le citoyen Président. La parole est à M. Morhéry.

Le citoyen Morhéry. Citoyens représentants, cest comme agriculteur queje viens défendre le projet qui nous est présenté par M. le ministre de la-griculture.

Je métonne que, dans une chambre démocratique, quia témoigné tant