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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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linstruction des écoles régionales? Pour quelques-uns dentre eux, vousaurez des places de professeur, vous aurez des places dinspecteur; mais' enfin vous ne voulez sans doute pas, à lavance, vous engager à ouvrir, auxfrais du budget, un débouché dans ladministration à tous les sujets quevous formerez ainsi. Eh bien, que deviendront les autres, ceux que vousne placerez pas, ceux dont vous ne ferez pas des professeurs ou des ins-pecteurs ?

Deviendront-ils métayers? Tout le monde sait que ce serait, après leuravoir donné lintelligence du progrès, les placer précisément dans unesituation le progrès nest presque pas réalisable.

Deviendront-ils régisseurs ? Mais lexploitation par des régisseurs sera tou-jours, dans les conditions économiques de la propriété en France, un faittellement exceptionnel, que, pour ma part, je considérerais comme quelquechose dinsensé, de fonder des établissements qui auraient pour but decréer des régisseurs.

Deviendront-ils fermiers? Mais, remarquez-le bien, pour être fermiers,il faut disposer dun capital que ces jeunes gens nont pas; pour être fer-mier dun domaine un peu étendu, il faut disposer dun capital fort con-sidérable.

Et puis, faites attention à ceci : je soutiens quen France les grands pro-grès , les progrès sérieux en agriculture ne peuvent presque plus être accom-plis par des fermiers; iis ne peuvent lêtre que par les propriétaires-culti-vateurs.

Je dis que le progrès par les fermiers est presque impossible aujourdhuien France : pourquoi? parce que ce progrès exigerait de longs baux.

Eh bien, Messieurs, on a essayé bien des combinaisons pour arriver àce résultat dallonger la durée moyenne des baux, on échouera toujours;il est impossible de concilier lexistence de longs baux avec une propriétéaussi mobile que lest aujourdhui la propriété foncière en France.

Cest poursuivre un but absolument chimérique. Mais ici se révèle lhar-monie véritablement admirable des faits économiques, cette harmoniequon découvre facilement à travers des désordres apparents, quand onobserve avec un peu dattention cette loi des successions, qui est véritable-ment, en France, la charte impérissable de la bonne et saine démocratie;cette loi, qui est un obstacle aux longs baux, a, dun autre côté, pourrésultat, ce que je démontrerais si je ne craignais pas de fatiguer lAssem-