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On est singulièrement préoccupé de cette idée, que l’Etat ne peut pas agird’une façon fructueuse.
Je ne vous ai pas montré ici les nombreux papiers qui m’ont servi àl’étude de cette question-, mais j’aurais voulu vous donner, et je vous don-nerai, le chiffre précis de ce que coûte une bergerie dans une propriétéaffermée par l’État. On est souvent induit en erreur par les exigences dela comptabilité. La comptabilité exige qu’au fur et à mesure que les béné-fices rentrent, ils soient versés dans les caisses de l’État, et vous êtes obli-gés de reporter sur le budget la dotation que vous y avez portée une pre-mière fois. On croit que ce sont toujours des frais nouveaux; on ne tientpas compte de ce qui est entré dans les caisses de l’État. C’est là une er-reur grave et sur laquelle j’appelle votre attention; on se trompe par le seulfait qu’on apprécie mal.
Si de nouvelles observations venaient à se présenter, j’aurais l’honneurde demander la parole.
J’arrive maintenant à ce que nous avons appelé le couronnement del’édifice, à l’Institut agricole.
Je commence.par déclarer que je répète ici ce que j’ai dit dans la der-nière séance. J’attache la plus grande importance à ce qu’une industrie, quien France, donne 7 milliards de produits, soit dotée ainsi qu’une facultéde droit et de médecine, ainsi que les grands établissements qui peuventhonorer le pays.
Je disais et je maintiens que ce n’est que par le haut enseignement queles sciences progressent. Je disais et je maintiens que, sans de grandesfacultés, vous n’auriez pas en France de ces hommes supérieurs qui ho-norent le pays.
Je crois que, si vous voulez le progrès , il est indispensable qu’un insti-tut national agricole s’occupe de l’agriculture au point de vue de la science.
Eh quoi ! c’est à une époque où la science nous vient en aide ; c’est àune époque où l’on ne peut plus dire que stupide et agriculteur sont syno-nymes; où les hommes un peu sérieux entrent dans l’agriculture, quevous rejetteriez la science, et que vous diriez aux hommes expérimentas :Nous n’avons pas besoin de vous ! C’est à une époque (je ne veux pas ci-ter de noms propres, j’en aurais trop à citer) où tant de savants etd’hommes pratiques s’occupent de la science agricole, que nous dirions àl’Institut: Nous ne voulons pas de vous; nous ne pensons pas que vous