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sentée, je comprends très-bien l’impatience de la chambre, et je n’occu-perai pas longtemps son attention. (Parlez!)
On vous propose de diviser l’enseignement en trois parties, de créertrois espèces d’écoles différentes. Je ne crois pas que ce soit nécessaire; jecrois que c’est parfaitement inutile, et je vais vous le démonti’er.
Qu’est-ce que vous voulez former? De bons cultivateurs, des hommescapables d’exécuter utilement leur profession, avec fruit pour eux, et parconséquent pour l’État. Qu’est-ce que nous voulons ensuite? Créer aussi desprofesseurs. (Non! non! — Aux voix!) Nous n’avons besoin que de deuxespèces d’écoles, la ferme et une espèce d’école normale, qui est votre Ins-titut.
Qu’est-ce que c’est que cette école placée entre les deux autres? C’estune école de luxe, comme vous l’a dit tout à l’heure M. Dezeimeris; une* école dangereuse. En effet, comment, on v*a dépenser 5oo francs en fraisd’exploitation par hectare ! Savez-vous ce qui en résulte? C’est qu’au lieud ! apprendre quelque chose d’utile aux élèves, vous leur apprendrez pure-ment et simplement à se ruiner. Vous ne pouvez enseigner utilement l’agri-culture que dans une ferme exploitée au compte du directeur, parce quelà on fait de la culture lucrative, on donne de bons exemples aux élèves.(Bruit.) La Chambre est très-fatiguée; je ne veux pas abuser plus long-temps de son attention.
( L’orateur renonce à la parole. )
Le citoyen Président. L’amendement de M. Blavoyer est-il appuyé? (Non!non! — Oui!)
(L’amendement, mis aux voix, n’est pas adopté.)
Le citoyen Président. Nous passons à l’article 1 er du Gouvernement.
Le citoyen Ministre de l agriculture. Le Gouvernement se rallie à la rédac-tion de la commission.
Le citoyen Président. Je lis l’article i w de la commission auquel adhèrele Gouvernement.
« L’enseignement professionnel de l’agriculture se divise en trois degrés.Il comprend :
«Au premier degré, les fermes-écoles, où l’on reçoit une instruction élé-mentaire pratique ;
«Au second degré, les écoles régionales, sortes de collèges ruraux oùl’instruction est à la fois théorique et pratique ;