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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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Ainsi, mon article additionnel veut : i° que dans chaque ferme écolecréée ou à créer, que dans chaque établissement d’instruction, le direc-teur, à la volonté de l’État, puisse être obligé d’entretenir un ou plusieursétalons destinés à la monte;

2 ° Que ces étalons soient préalablement approuvés et primés par l’État,s’il y a lieu;

3° Enfin, il laisse aux directeurs le soin et la liberté de choisir ces éta-lons dans les races qu’ils jugeront les mieux appropriées à leurs localités.

Ainsi, d’une part, et en supposant que nous arrivions un jour à avoirune ferme-école par arrondissement, vous vous assurez un nombre con-sidérable d’étalons particuliers et placés dans les conditions les plus heu-reuses pour leur emploi judicieux; de l’autre, par le fait de l’approbationpréalable et le don de la prime, vous conservez votre droit de surveillanceet de contrôle; enfin, par la présence dans vos établissements d’animauxremarquables par leurs formes, vous contribuez à l’instruction plus com-plète des élèves.

Une dernière considération n’échappera pas aux hommes qui savent lesinconvénients de l’absence de travail pour les animaux reproducteurs; ehbien, ceux-ci, placés dans des fermes où ont lieu sans cesse des travauxde tout genre, deviendront plus propres au service spécial qu’ils doiventrendre.

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En ce moment, l’Etat ne prime que trois cents étalons particuliers. Cenombre est ridicule, comparé aux besoins ; il pourra être triplé dans l’ave-nir par le moyen que j’indique et il sera encore insuffisant.

Enfin, Messieurs, en laissant aux directeurs des fermes-écoles la libertéabsolue de choisir leurs animaux générateurs dans les races qu’ils croirontles mieux appropriées aux besoins des localités, vous ferez un pas verscette liberté d’action, vers cette émulation que détruisent trop souvent lessystèmes exclusifs et imposés.

Le citoyen Président. L’amendement est-il appuyé.

Voix nombreuses. Non! non!

Le citoyen Président S’il n’est appuyé, il n’y a pas à s’en occuper pluslongtemps.

Quelques membres. Mais il est appuyé!

Le citoyen Président. M. de Dampierre a la parole pour en demanderl’ajournement.