— 621 —
sent répondu négativement? Je ne pouvais pas le faire, et je ne l’ai pasfait.
Les sommes dépensées ont été considérables; mais vous êtes-vous renducompte de ce qui viendra plus tard compenser les sommes que vous aurezpayées? Vous avez des frais de culture pour des récoltes qui sont encorependantes; mais vous bénéficierez de ces récoltes; vous avez acheté unmatériel, mais c’est une valeur qui vous appartient. Lorsque les départe-ments vous les demanderont, ces fermes régionales, et ce n’est pas lenombre des demandeurs qui manquera, vous ferez alors toutes les condi-tions que vous jugerez convenables, et soyez certains que vous serez enmesure de ne pas dépasser les prévisions que j’ai eu l’honneur de vousdonner.
Vous avez dit, pour l’Institut de Versailles : Il y a déjà une prévisionoutre-passée d’une somme très-forte. En savez-vous les motifs? C’est queprécisément l’Institut de Versailles, tel que je l’avais proposé, n’était pasdans les conditions que le décret lui a faites.
Que voulais-je à Versailles? que les soixante élèves boursiers du Gou-vernement fussent libres, à l’instar des premiers élèves de l’école polytech-nique. Qu’a voulu l’Assemblée? que les élèves fussent casernés.
Il est évident que les frais de casernement sont considérables ; il est évi-dent qu’il y a là des frais d’appropriation qui ont empêché jusqu’aujourd’huil’institution de fonctionner ; car si les premières difficultés n’étaient pas ve-nues de là où elles ne devaient pas venir, difficultés que je ne crains pasd’appeler inintelligentes, l’institution serait créée. (Très-bien! très-bien!) Iln’a pas dépendu de moi qu’il en fût ainsi.
Les raisons que vous avez données ne sont pas bonnes, puisqu’elles neressortent pas de l’application du décret tel qu’il a été voté. Ce qui a étédit sur le recrutement des fermes régionales dans les fermes-écoles, et del’institut agricole dans les fermes régionales, n’est point exact et ne doitpoint influer sur le vote de l’Assemblée. Si vous vous reportez à la discus-sion, vous verrez qu’on a introduit sans difficulté aucune que le concoursserait libre, c’est-à-dire que, si les élèves des fermes régionales ne l’em-portent pas au concours sur les hommes qui peuvent venir de tous lespoints de la France, ils ne seront pas admis à l’Institut agricole. Je viensreprendre la discussion au point où la laisse mon honorable successeur;c’est la destruction, du décret du 3 octobre qu’on vous demande.