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inoccupés. (Très-bien!) Oui, je suis tout prêt à voter des deux mainsallocation pour notre petite vicinalité. J’espère bien que le ministre de l'in-térieur suivra l’exemple qui lui a été donné en i848. J’avais provoqué cevote, et je m’en applaudis aussi bien; je viens rappeler ici la demande de1 o millions que j’avais faite pour employer l’ouvrier de l’agriculture,lorsque le chômage commence pour lui. J’avais trouvé l’exemple en An-gleterre qui, pour le même motif, donne 3 millions de livres sterlings( 70 millions de francs); je rappelle ceci, quoique le projet ait échoué; ona vu là un commencement de communisme, parce que, aujourd’hui, touttourne au communisme. (C’est vrai!)
Cependant je m’en fais honneur du haut de cette tribune, je ne vou-drais pas ne pas l’avoir proposé, et je suis prêt à prouver que j’étais dansle vrai. Oui, c’est le but politique au premier chef qui me dominait, et jevbus dirai en terminant: entrez largement dans cette voie, ne revenez passur ce que vous avez voulu faire, maintenez le décret du 3 octobre. On nesaurait revenir sur ce vote d’une façon détournée; l’Assemblée ne le veutpas; ce serait souverainement impolitique. (Vif mouvement d’adhésion,)
Le citoyen Dezeimeris . En succédant à cette tribune à l’honorable M. Tour-ret, je ne voudrais pas laisser croire une seule minute que j’y suis montépour combattre les principes qui viennent d’être exposés devant vous parl’ancien ministre de l’agriculture.
La commission qui s’est occupée du budget de l’agriculture pense, commel’honorable M. Tourret, que c’est dans l’exploitation du sol français quese trouve non-seulement la véritable source de la richesse future du pays,mais aussi la solution de toutes les questions sociales qui ont si vivementagité les esprits depuis quelques années. Une exploitation plus convenabledu sol, en augmentant la production, en abaissant le prix de revient, per-mettra le bon marché, fera une part plus considérable de bien-être, et àceux qui possèdent les capitaux et à ceux qui n’ont d’autre bien que l’exer-cice de leurs bras.
Oui, c’est dans l’agriculture que se trouve le véritable moyen de rasseoirla société française sur ses bases et de lui ouvrir une carrière de prospé-rité pour ainsi dire sans limites.
Nous voulons, comme l'honorable M. Tourret, comme tous ceux quicomprennent le mieux les véritables intérêts d’un pays agricole, nous vou-lons le développement de tout çe qui peut contribuer au perfectionnement