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l’un du côté de Saint-Maurice et des montagnes vaudoises,l’autre du côté de Martigny et des hautes Alpes pennines , letroisième sur la vallée du Trient. De petits ^sentiers, que lebon sens indique, circulent entre les mamelons formés parles roches moutonnées, et conduisent au village paroissial deSalvan, blotti plus en arrière, comme dans un nid, un véri-table village valaisan , aux maisons noires, aux grangesadossées les unes contre les autres, aux ruelles étroites, etoù tout le luxe est pour l’église.
Pour le retour, on prend un petit sentier, à gauche, au milieudu village. Dès qu’on est sorti d’une étroite ruelle, on descendrapidement, en zigzag; puis le chemin écharpe la pente, serapprochant toujours du torrent, qu’il passe enfin sur unpont très pittoresque; après quoi, il remonte, à gauche, lente-ment et longuement, pour arriver sur une esplanade-vallon,le vallon de Gueuroz, bien connu des botanistes (les Jeurs dela carte Dufour). Ce vallon, à 670 mètres au-dessus de la mer,est semé de chalets adossés contre des blocs et ombragés degrands châtaigniers. Heureux séjour ! Le dessinateur sera plusd’une fois tenté de prendre son album et ses crayons. Cepen-dant on est à deux pas de la gorge terrible. Du bord de laprairie, on pourrait, d’un saut, plonger dans l’ablme, et rienn’est plus facile que d’aller s’en assurer de ses yeux. On ferabien de prendre un guide, pour éviter les endroits où l’aborddu précipice est dangereux. En sortant du vallon, on se trouveimmédiatement au-dessus de la plaine, où l’on descend, enun quart d’heure, par un sentier rapide, mais qui n’offreaucune difficulté; on arrive au pont du Trient, à l’entrée