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heures. Il faut y en ajouter autant pour la promenade à Chouexet aux blocs erratiques.
Trois quarts d’heure suffisent pour se rendre, en voiture, auvillage de Saint-Triphon, où l’on descend, pour gravir à piedla colline de la tour, qui domine le Rhône d’une centaine demètres. Les collines de Saint-Triphon et de Charpigny coupentla plaine dans sa largeur. Celle de Charpigny, qui est du côtédu Rhône , est formée par une série de coteaux accidentés.Celle de Saint-Triphon est d’une forme plus simple. Ondirait un seul bloc, posé tout de son long sur la plaine. Aunord, il présente une tranche perpendiculaire ; au sud, la penteest douce, et le village de Saint-Triphon s’y étage commo-dément. Il est surmonté d’une tour carrée, qu’on voit de trèsloin, comme un signal dans le paysage.
C’est à la tour qu’il faut monter. La vue rappelle celle duMontet, des coteaux de Chiètres et de la Pierre des Marmettes,mais en les complétant. C’est la plus générale des vues dela vallée. Tous les autres signaux sont déjetés d’un côté etplus à portée de tel massif; la tour de Saint-Triphon , deboutcomme une lie au milieu de la plaine, la domine de tous lescôtés, et n’a aucune spécialité, parce qu’elle est également àportée de tout. Elle n’aurait point de premier plan sans lescollines de Charpigny, qui s’allongent vers le Rhône.
A Saint-Triphon, on est en face de la Dent du Midi; on n’envoit plus seulement, comme de Bex , la tranche du côté du