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bragés; on trouve encore de beaux noyers à cette hauteur,(« 68 ”).
A main gauche, dans le fond, on remarque des rochers degypse ; c’est au pied de ces rochers que se réunissent les deuxAvançon, celui des Plans et celui d’Anzeindaz; Gryon estaussi à main gauche, mais à une grande hauteur, sur lapente, où il s’étale tout de son long.
Le hameau de Frenières, auquel on arrive bientôt, est dis-tribué des deux côtés de l’Avançon des Plans de la manièrela plus pittoresque. Le Muveran se présente fort bien, vude Frenières; il parait d’autant plus élevé qu’on n’en voitque les plus hautes parois, surgissant au-dessus d’avant-monts déjà très hardis. La première maison qu’on ren-contre est presque la seule du village qui soit en pierre; c’estla pension Giraud. La plupart des autres sont en bois,noircies par le temps, avec des galeries sculptées et _desinscriptions. Un sentier, qui prend immédiatement au-des-sus de la pension Giraud, réunit les deux parties du vil-lage; il passe le torrent sur un petit pont en bois, qu’ilvaut la peine d’aller voir, tant il est bien placé, juste àl’endroit où l’Avançon a les plus riches bouillonnements. Unpeu plus haut, un chemin à char sert au même but quele sentier ; on ne le suit pas ; la route continue à droite, enmontant. Bientôt elle sort des prés et rentre dans la forêt,en passant un ruisseau qui descend de Javernaz et faitmouvoir une scie. La route monte assez énergiquement;elle est plus étroite que par le bas, et parfois resserrée pardes bans de rochers ; aux endroits qui pourraient être dange-