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superbe torrent, qui bondit à quelques pas. Des sources d’unemerveilleuse fraîcheur jaillissent au bord du chemin. C’est, aureste, un des privilèges de ce district des Alpes , que les sour-ces y abondent, toutes plus limpides, toutes plus fraîchesles unes que les autres. Aussi les habitués des Plans yfont-ils souvent des cures d’eau froide. L’eau des fontainesdu hameau est déjà l’une des meilleures qu’on puisse ren-contrer ; la source qui alimente le Grand Hôtel, et qui sortà la naissance du vallon, reste glaciale dans les étés les pluschauds ; celles qu’on rencontre en montant à Pont de Nantsont plus fraîches encore, et c’est par centaines qu’on peutcompter dans les environs les sources dont la températureoscille entre quatre et huit degrés. Les plus abondantes debeaucoup jailüssent de l’autre côté de l’Avançon, en face duchemin, au milieu d’une forêt épaisse et dont les abords nesont pas faciles, car on ne peut guère y arriver qu’en fran-chissant le torrent. On prétend que c’est le débouché deseaux du vallon de la Vare, dont nous parlerons plus tard.Ce qu’il y a de sûr, c’est que, après de longues pluies, ellesse font jour avec une puissance extraordinaire par plusieursissues, et se précipitent en cascade dans l’Avançon, dontelles doublent le volume.
Non loin des sources, on remarquera une cascade, dont lepremier bond n’a guère que dix ou quinze pieds de hauteur,mais qui se continue en rejaillissements écumeux, parmi ledédale des blocs dont le lit du torrent est obstrué. Les pié-tons qui suivent l’ancien chemin, peuvent prendre un petitsentier pour aller la voir de plus près. Ce sentier aboutit à