blocs à face supérieure plate qu’on rencontre dans le vallon,et l’on peut ainsi se faire une idée des fabuleuses quantités deneige qui s’y entassent chaque année.
Pour terminer la promenade de Nant , on peut s’accorder leplaisir de pousser une pointe jusqu’aux chalets de la Chaux,situés de l’autre côté de l’Avançon, sur une esplanade, qu’ondevine aux mouvements du terrain. Ces chalets sont à 1793mètres au-dessus de la mer, c’est-à-dire 281 mètres plus hautque ceux de Nant . La montée est d’environ une heure, et peutse faire à pied ou à cheval. On traverse la prairie dans salongueur, en inclinant sur la droite, et en passant comme l’onpeut les ruisseaux qui tombent du glacier. En temps ordi-naire, ils sont aisés à franchir. Au fond du vallon, on trouveun chemin bien marqué, qui zigzague quelque temps dans unpierrier, puis incline à droite pour gagner l’esplanade de laChaux en longeant le dessus d’une pente ardue, couverted’aulnes et de saules. On y jouit d’une vue complète du Mu-veran, de la base au faite, ainsi que de toutes les sommitésqui lui font cortège, jusqu’à la Dent de Mordes. Le point devue n’est peut-être pas aussi pittoresque, aussi propre à tenteret à délier le crayon que du fond même de la vallée ; mais ilest plus dégagé, et il n’est pas d’endroit d’où l’on puisse mieuxobserver ce groupe de montagnes. Les piétons peuvent prendrepour la descente un petit sentier qui abrège beaucoup, ens’engageant dans une ravine un peu au-dessous du chalet. Ilsuffira qu’un berger en indique l’entrée.
Si l’on a du temps et si l’on ne craint pas les courses un peufortes, on peut tenter un retour d’un autre genre, par le col