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teau de Veyrossaz, d’où l’on gagne l’arête en s’élevant parles forêts à main droite ; on peut aussi partir de Chouex,d’où l’on n’a qu’à suivre le premier venu des sentiers quimontent.'On va à cheval, sans trop de difficulté, jusqu’auxchalets les plus rapprochés du sommet. L’ascension de lacime elle-même se fait à pied.
La vue dont on jouit du haut de la Petite Dent fait lependant de celle de la Croix de Javernaz, située en face,de l’autre côté du Rhône , et dont la hauteur est la même,à vingt mètres près 1 . Il y a un véritable intérêt de comparai-son à faire ces deux courses l’une après l’autre. De la PetiteDent, comme de la Croix de Javernaz, on domine la brèchede Saint-Maurice ; mais on s’appuie à la Dent du Midi aulieu de s’appuyer à la Dent de Mordes, et les sommités duValais qu’on voit dans le fond ne sont plus le Mont Blanc ,mais le Coinbin, qui ne lui cède guère, le Pigne d’Arolla, etc.
Une fois sur la Petite Dent, on peut suivre jusqu’au bout lestraces d’Oberman. Il n’y a qu’à continuer par l’arête, tout enflânant. Une bonne demi-heure suffit pour atteindre uneseconde pointe un peu plus élevée, qu’on appelle la pointede Valère, une demi-heure encore, et l’on touche barreaux grands rochers, au pied desquels on a chance de rece-voir, comme Oberman, la visite de quelque laemmergeier, |surpris de voir des hommes dans ces parages. Toute cettefin de course, depuis la Petite Dent, n’est qu’une prome-nade. A mesure qu’on s’élève, la scène devient plus sauvage ;mais l’arête est toujours facile.
1 La Petite Dent mesure 2065 mètres, et la Croix de Javernaz 2085^