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Tome I.
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INTRODUCTION.

hérissée de forteresses, et occupée par deux arméesromaines en permanence. On y assigna des demeuresaux peuplades germaniques qui voulaient se mettre àla solde des Romains, et qu’on peut comparer aux Co-saques, dits des frontières, en Russie 1 .

Vers la même époque, Drusus étendait la dominationromaine jusqu’au centre de la grande Germanie; ilpénétra par delà l’Elbe, au cœur même de la Marchede Brandebourg. Continuant l’œuvre de César, l’Em-pire, pour n’avoir plus à craindre la Germanie, voulutse l’assimiler, comme il avait fait de la Gaule : calculde prudence, beaucoup plus qu’entraînement d’am-bition 2 .

Le Nord de la Germanie fatigua longtemps de sarésistance Rome indignée qu’une portion de la terrevoulut encore rester libre ; et, plus fort que ces légionsréputées invincibles, le patriotisme triompha des op-presseurs du monde. César, il est vrai, passa deux foisle Rhin; Brutus et Germanicus pénétrèrent jusqu’auWeser 3 et à l’Elbe; mais ce furent là des incursionsplutôt que des conquêtes. Le cœur du pays maintint sonindépendance : si meme les Romains conservèrent dela supériorité sur quelques points de la Germanie, lesplus exposés à leurs invasions, ils ne durent cet avan-tage qu’aux retranchements et aux places fortes dontils couvrirent les rives du Rhin et du Danube.

1 Malte-Brun, Précis de la géographie universelle.

1 llenri Martin, Histoire de France, tome 1.

3 Visurgis.