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INTRODUCTION.
provinces belgiques jusqu’au cœur des Gaules, qu’ilssoumirent; tandis que les Ripuaires, autre peuplade dela même nation, asservissaient les provinces germani-ques situées entre l’Escaut et le Rhin, jusqu’au-dessusde Spire 1 . Étendant alors leurs frontières à ce dernierfleuve, les Thuringiens y renfermèrent ainsi une grandepartie des contrées désertées par les Francs.
Le passage, ou plutôt les courses rapides de toutesces ardentes multitudes, avaient ruiné de fond encomble les Noriques et une partie de la Yindélicie : lesBojoariens, issus des anciens Bojens, et restés jusqu’a-lors parmi les Marcomans, repeuplèrent ces tristespays ; telle fut l’origine des Bavarois 2 .
Quant aux Bourguignons, si l’on en croit les conjec-tures de quelques auteurs, sortis de la Poméranie et duBrandebourg, ils s’étaient établis, avec l’assentimentmême des Romains,entre la Gaule-Lugdunaise ef l’Italie.
Toutes ces émigrations ayant dégarni de défenseurset d’habitants les régions orientales de la Germanie,des Slaves et des Venèdes, accourus de la Sarmatie,s’en emparèrent, et se répandirent au loin, depuis lesfrontières du Frioul et les rives de la Drave, dans laCarinthie et la Carniole, par la Bohême, la Moravie, laSilésie, la Lusace, la Misnie, le Brandebourg, la Pomé-ranie, le Mecklembourg, jusque dans le Holstein 3 .
1 Pfeffel, même ouvrage.
8 Le sol et le climat les invitant k l’agriculture, ils devinrent culti-vateurs, en allemand bauern : de la primitivement leur nom. Malle-Brun, Géographie, etc., tome V.
3 Pfeffel, ouvrage cité.