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Tome I.
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INTRODUCTION.

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plus triste empereur qui ait pesé sur l’Allemagne, à ceCharles IV, de la Maison de Luxembourg, si énergique-ment qualifié par Maximilien I er de perte de l’Empire,exùium imperii. Au reste, cette indignité ne lui profitapas, car il n’en reçut pas même le prix. Charles IV, dis-posant de la Marche comme s’il l’eût payée, la donna àson fils Venceslas, qui voulut l’incorporer à la Bohêmedont il était roi.

A la mort de celui-ci, Sigismond, de la même Maison,reçut l’Électorat. La Nouvelle-Marche, conquise autre-fois sur l’électeur Jean par l’Ordre Teutonique, maisrachetée depuis par Othon le Long, fut de nouveau alié-née à cet Ordre ; pressé d’argent, Sigismond la venditaux chevaliers.

C’est ici l’époque où apparaissent les Hohenzollernsur la scène politique.

Destinée singulière ! Un empereur va confier le sceptred’électeur, un autre donnera la couronne de roi, à cesmêmes princes qui doivent un jour ébranler le trôneimpérial.

L’origine des Hohenzollern 1 se perd dans la nuit destemps; quelques historiens les font descendre desWitikind 2 ; d’autres des Guelfes; d’autres des Colonna.

1 Ils tirent leur nom de l’antique château de Zollern, ou Hohen-zollern, situé en Souabe, dans une contrée montagneuse et peu fer-tile, partagée en deux districts, dont l’un est séparé par le Danube, etl’autre par les montagnes de YAbb (Rauhe-Alp ou Alpes de Souabe)ou Alp.

2 « Peu importe, dit Frédéric II dans ses Mémoires de Brandebourg ;tous les hommes ne sont-ils pas d’une race également ancienne ? »