Band 
Tome I.
Seite
89
JPEG-Download
 

INTRODUCTION.

80

Joseph son second fils, et que, dans toutes les électionsfutures de leurs rois, la République préférerait toujoursles princes du sang d’Autriche aux autres candidats.

En haine de la Suède, le Danemarck embrassa égale-ment la cause polonaise. Non content de procurer detels secours à la Pologne, Ferdinand veut encore ladélivrer d’un ennemi redoutable : il sollicite vivementFrédéric-Guillaume de se détacher des Suédois. Pressépar des instances aussi puissantes, craignant que l’Em-pereur et le Danemarck ne fondent sur ses États d’Alle-magne, prévoyant surtout la nouvelle direction quevont prendre les affaires, l’Électeur renonce à l’alliancesuédoise, signe, à Wehlau, le 19 septembre 1657, sapaix avec les Polonais, et obtient la souveraineté abso-lue du duché de Prusse. La République, relâchant lenœud vassalitique qui l’attachait à elle, ne se réservaitque là succession éventuelle, en cas d’extinction de laMaison de Brandebourg, et le rétablissement du vasse-lage, à l’extinction de la branche de l’Électeur régnant.

De son côté, Frédéric-Guillaume évacua toutes lesvilles polonaises où il avait mis garnison.

Ce traité fut confirmé, six semaines plus tard, parcelui de Bromberg;,la Pologne y cédait encore à l’É-lecteur les bailliages de Lawembourg et de Butow, àtitre d’indemnité pouf' l’évêché de Warmie.

La mort ne permit pas à Ferdinand III de voir le

1 La mort prématurée du jeune prince anéantit cette première condi-tion ; et, quant à la seconde, la République obtint son abolition en 1683,lorsque le roi de Pologne vint sauver l’Empire. (Pfeffel, ouvrage déjàcité; — William Coxe, Histoire de la Maison d’Autriche.)