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Tome I.
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DE FRÉDÉRIC II. \%\

de violentes convulsions, il voulait se tuer. On ne lecalma qu’en lui parlant de sa mère et de sa sœur Fré-dérique. Enfin, après une forte crise de larmes et unlong évanouissement, il sembla moins agité et ne cher-cha plus à attenter à ses jours. Mais une profonde mé-lancolie s’empara de lui. Comme si l’épreuve qu’il ve-nait de subir n’eût point été assez forte, on laissa, unjour entier, sur l’échafaud, devant sa fenêtre, lecorps sanglant de son ami, qui fut ensuite enterré dansun des bastions de la forteresse. Le lendemain, dignecomplément de toutes ces horreurs, le bourreau allademander au maréchal de Wartensleben, parent deKatt, le salaire de cette exécution.

Ces affreuses scènes ne contribuèrent pas peu à in-spirer à Frédéric l’aversion profonde qu’il eut toute savie pour la peine capitale.

Cependant la famille royale et la nation étaientdans l’effroi. Guillaume avait déparé que le prisonnier(il ne donnait plus d’autre nony au prince depuis sonarrestation) périmait comme son complice *.

La Reine, (\4\ chérissait son fils, s’était vainementjetée de nouveau, avec tous ses autres enfants, auxgenoux du monarque. Le cri de la nature avait été im-puissant, mais les froids calculs de la politique triom-phèrent. Ce fut une réclamation de l’Empereur quiobtint la grâce du prince royal, obstinément refuséeaux sollicitations des autres cours étrangères. Secken-

1 On ne lira peut-être pas.sans intérêt le porlrail que l’historien-roia tracé d’un père dont il avait eu tant à se plaindre. Voyez pièces jus-tificatives (I).