DE FRÉDÉRIC II.
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représenter à la cour de Vienne que, garant de laliberté polonaise, et personnellement intéressé à l’élé-vation de son beau-père, les démarches de l’Empe-reur, pour comprimer l’une et entraver l’autre, leforceraient à prendre les armes 1 * ; par son adhésionsolennelle à l’arrêté de l’Empire concernant la prag-matique sanction 5 , et par l’engagement de sa garantiepersonnelle, l’électeur de Saxe neutralisa l’effet de cesdéclarations.
Bientôt la République offrit l’affligeant spectacle dedeux élections ennemies. Le 12 septembre, dans laplaine de Wola, près Varsovie, Stanislas fut proclaméRoi; cinq semaines plus tard, l’électeur de Saxe, sousle nom d’Auguste III, saisissait le sceptre dans Var-sovie même, à la pointe des baïonnettes étrangères.Stanislas fugitif se retira à Dantzick.
Ainsi la Maison d’Autriche, qui s’était laissé enleverl’Espagne et les Indes occidentales; qui, tout récem-ment encore, n’avait pas même pu établir une compa-gnie de commerce à Ostende, trouvait moyen de détrô-ner le beau-père de Louis XV 3 .
Sur les bords du Rhin, une armée française serrait deprès Philipsbourg, place d’une haute importance pourl’Empereur : aussi, Charles VI avait-il confié au princeEugène le soin difficile d’en faire lever le siège. Fré-déric-Guillaume envoya dix mille Prussiens, sous lesordres du général Rœder, à l’armée impériale, et, pour
1 PfefTel, ouvrage cité.
* Voyez livre II.
3 Voltaire, Siècle de Louis AT.