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Tome I.
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HISTOIRE

'nti' retombant au jeune grand-duc Iwan, fils d’une prin-cesse de Mecklembourg et du prince Antoine Ulrie deBrunswick, beau-frère du roi de Prusse, tout annon-çait que, durant la minorité du Tzar, la Russie son-gerait moius à défendre la Pragmatique-Sonction qu’àmaintenir sa tranquillité intérieure.

De plus, la rivalité de la France et de l’Angleterreassurait au monarque prussien le concours d’une deces deux puissances, et il pouvait compter sur l’activecoopération de tous les prétendants à la succession.

Exhumant donc ses droits, que l’Autriche avait ju-gés assez bons pour chercher toujours à se les appro-prier, Frédéric résolut de revendiquer, l’épée à lamain, plusieurs duchés et principautés de Silésie, telsque Jœgerndorf, Liegnitz, Brieg, Wohlau, avec les sei-gneuries de Beuthen et d’Oderberg. Selon lui, sa Mai-son en avait été injustement dépouillée. Jœgerndorf,Beuthen et Oderberg, qu’elle possédait depuis le sei-zième siècle, le cabinet impérial les lui avait aussienlevés, sous prétexte que le prince Jean-George deBrandebourg, qui tenait ces terres en apanage, avaitpris les armes, contre l’empereur Ferdinand II, enfaveur de l’électeur palatin. Quant aux duchés deLiegnitz, Brieg et Wohlau, invoquant le pacte de con-fraternité conclu, en 1537, entre les deux Maisons, leBrandebourg les avait réclamés, lors du décès du der-nier duc de Leignitz en 1675; mais, sans égard pources réclamations, l’Autriche s’en était emparée. Le filsdu Grand-Électeur, il est vrai, impatient d’acheterà tout prix le titre de roi, avait renoncé à ses droits