DE FRÉDÉRIC II.
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Mais, tout eu immolant sir Robinson au ridicule,Frédéric continuait à flatter lord Hyndford : il voulaitl’endormir dans une entière sécurité, le moment de sedécouvrir n’étant point encore venu.
Pour ménager les puissances maritimes, il leurcommuniqua les propositions de Marie-Thérèse, et fitexpliquer les causes de son refus. « Sachant, disait-il,que le traité de la Barrière liait les mains à la reine deHongrie, le roi de Prusse n’avait pas cru pouvoir accep-ter les cessions qu’elle voulait faire du Limbourg et dela Gueldre. »
Ce fut surtout en Hollande que ses agents insistèrentsur la déférence du Roi pour les intérêts de la Répu-blique; déférence qu’il eût poussée, avait-on soin defaire sonner bien haut, jusqu’à refuser le Brabantmême, si l’on eût tenté de le lui offrir.
Dans ces circonstances, la Suède déclara la guerre àla Russie : c’était pour Frédéric un événement duplus haut intérêt, car les desseins du roi d’Angleterre,du roi de Pologne et du prince Antoine Ulric contre'lui se trouvaient ainsi paralysés. Forcé de renoncer audoux espoir de partager les États prussiens, Auguste,, faute de mieux, se ligua avec l’électeur de Bavièrepour anéantir la Maison d’Autriche; la cour de Vienne,qui ne pouvait plus compter sur la diversion des Russes,renvoya dans le camp prussien son négociateur anglais.Celui-ci était porteur d’une carte de Silésie, sur la-quelle on avait marqué d’un trait de plume la cessiondes quatre principautés. Mais le froid accueil qu’il reçutlui prouva qu’il était trop tard.
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