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Tome I.
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DE FRÉDÉRIC II.

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rien. Quelques avantages sur les troupes alliées avaient mi-rendu à cette princesse toute sa fierté; Frédéric craignitmême qu’elle ne voulût bientôt recouvrer une provincedont la perte lui était si sensible. En même temps, ilacquit la preuve que le secret de la trêve n’avait éténullement gardé : un certain Koch, émissaire autri-chien, l’avait révélé au maréchal de Belle-Isle, furieuxde cette découverte. Dresde était inondée de billets,avertissant les Saxons de suspendre leur marche versla Bohême, parce que le roi de Prusse, réconcilié avecla reine de Hongrie, se préparait à faire une invasionen Saxe. L’électeur de Bavière avait aussi communiquéau Roi une lettre de l’impératrice Amélie, qui l’exhor-tait à traiter avec la reine de Hongrie avant le mois dedécembre; sinon, cette princesse serait obligée de rati-fier les préliminaires convenus avec les Prussiens. Fré-déric se crut quitte de tous ses engagements, et la courde Vienne paya cher son indiscrétion.

Pendant cet hiver, Berlin fut le centre des négocia-tions. La France pressait le Roi de faire agir son armée ;l’Angleterre l’exhortait à la paix avec l’Autriche ; l’Es-pagne sollicitait son alliance, la Suède son secours, laRussie ses bons offices à Stockholm, le Danemarck sesavis pour changer de parti ; l’Empire germanique ap-pelait, de tous ses vœux, la fin de la guerre

Frédéric se fut bientôt décidé : mécontent de sesalliés , n’aspirant qu’à sortir d’une ligue affaiblie pardes divisions intestines, et qui, chaque jour, commet-

tïédérie, Histoire de mon temps, [orne I.